Le paiement e-commerce au Maroc tient en deux méthodes que votre boutique doit proposer : la carte, avec authentification 3-D Secure, et les espèces — mais des espèces réglées en agence contre une référence, à la commande, plutôt qu'à la livraison. La carte s'encaisse sur un checkout hébergé que vous ne codez pas ; les espèces passent par un lien de paiement à usage unique, créé pour la commande ; les deux arrivent sur un compte de paiement au nom de votre entreprise, disponibles à l'instant. Cette page explique ce que vos clients veulent payer, ce que coûte vraiment le paiement à la livraison, comment brancher Shopify, WooCommerce ou un site sur mesure sans plugin, ce que cela coûte, et dans quel ordre lancer.
Ce que vos clients marocains veulent payer, et comment
Une boutique en ligne marocaine rencontre trois réflexes d'achat, et aucun n'est marginal. Le premier client paie par carte, comme il le ferait sur n'importe quel site étranger, et il attend une page de paiement qui ne lui demande pas de réfléchir. Le deuxième n'a pas de carte, ou n'a pas l'intention de l'utiliser en ligne : il paie en liquide, tout, tout le temps. Le troisième a une carte mais ne vous fait pas encore confiance : il veut voir le colis avant de sortir son argent. Vous les connaissez tous les trois, parce que les trois vous écrivent sur WhatsApp.
Un détail compte pour le premier profil : beaucoup de cartes marocaines sont, par défaut, fermées au paiement en ligne, et le client doit demander l'activation à sa banque. Nous ne donnons pas de chiffre — aucune source publique ne permet d'en donner un sérieusement —, mais la conséquence est claire : une part de vos paiements par carte échouera pour une raison qui n'a rien à voir avec votre site. Le guide 3-D Secure : ce qui fait échouer un paiement détaille les causes dans l'ordre où elles se présentent et ce que vous pouvez corriger.
Pour les deux autres profils, la réponse historique a été le paiement à la livraison : le client commande, le livreur encaisse. Cela convertit, et c'est précisément le problème — vous verrez plus bas ce que cette conversion coûte. Il existe une troisième voie, propre au Maroc : des espèces réglées en agence, à la commande, contre une référence. Le tableau résume ce que chaque méthode implique de votre côté.
| Méthode | Ce que vit votre client | Ce que cela implique pour votre boutique |
|---|---|---|
| Carte (Visa, Mastercard, Maroc Pay) avec 3-D Secure | Il saisit sa carte sur une page hébergée, confirme auprès de sa banque, revient sur votre site | Aucune donnée de carte chez vous ; le résultat arrive par webhook ; la commande part déjà payée |
| Espèces en agence, à la commande | Il reçoit une référence et dépose le montant dans une agence du réseau Chari | Un lien de paiement à usage unique par commande ; même webhook, même relevé que la carte ; un état « en attente de dépôt » à prévoir |
| Paiement à la livraison | Il paie le livreur, ou refuse le colis | Espèces qui voyagent, colis refusés, trésorerie immobilisée, rapprochement manuel |
| Virement bancaire avec capture d'écran | Il vire depuis sa banque et vous envoie une preuve | Vérification manuelle, délais, aucune automatisation possible |
Ce que cette page défend se lit dans la colonne de droite : les deux premières lignes se traitent avec les mêmes outils, et elles remplacent les deux dernières sans perdre le client qui n'a pas de carte.
Le paiement à la livraison : ce qu'il coûte vraiment
Retours, refus, trésorerie immobilisée, collecte
Le paiement à la livraison n'est pas gratuit : il déplace son coût après la vente, là où il est le plus difficile à mesurer. Un colis préparé, expédié puis refusé a coûté l'emballage, le transport aller, le transport retour et le temps de remise en stock — pour un chiffre d'affaires nul. Un colis livré et payé a immobilisé sa valeur pendant tout le trajet, puis pendant le temps que le livreur ou le transporteur met à vous reverser la collecte. Et chaque reversement arrive en bloc, sans le détail commande par commande dont votre comptable a besoin.
Ajoutez ce qu'on oublie : les appels pour confirmer une commande avant de l'expédier, les clients injoignables, le liquide qui circule avec le livreur, les écarts entre ce qui a été encaissé et ce qui est déclaré. Nous ne vous donnerons pas de taux de refus national — il n'en existe pas de sourçable —, mais vous connaissez le vôtre, et vous savez qu'il monte avec le panier.
L'alternative : les espèces en agence à la commande
L'idée est simple : garder l'espèce, retirer le livreur de l'équation. Sur la page d'un lien de paiement à usage unique, votre client choisit « espèces » au lieu de « carte », reçoit une référence, et dépose le montant dans une agence du réseau Chari — avant que vous n'expédiiez quoi que ce soit. Dès que le réseau confirme le dépôt, vous êtes notifié par le même webhook qu'un paiement par carte, et le montant est disponible à l'instant sur votre compte de paiement. La commande part payée ; le colis refusé disparaît ; le livreur ne transporte plus votre chiffre d'affaires.
ChariPay est la seule passerelle de paiement au Maroc à encaisser aussi les espèces en agence. Côté intégration, une règle à connaître : les espèces passent par un lien de paiement à usage unique, créé pour la commande depuis le portail ou par POST /v1/payment-links, alors qu'une session de paiement créée par l'API n'encaisse que la carte. Tout le reste est commun : même webhook payment.succeeded, même relevé, même export. Votre boutique peut donc proposer « carte » par la session et « espèces en agence » par le lien, ou tout faire passer par un lien à usage unique, sur lequel le client choisit lui-même. Deux habitudes à prendre, en revanche : donnez une durée de vie à la référence, parce que le client paie quand il passe en agence et que votre tunnel doit accepter cet état d'attente ; et ne préparez la commande qu'à la notification de dépôt. Le guide Encaisser en espèces : le paiement par référence décrit le parcours client, la traçabilité et les points d'attention.
Inutile de vous engager pour le voir de vos propres yeux : les deux parcours — carte et espèces — s'essaient dès aujourd'hui. Commencer en mode test : trois champs — nom, e-mail professionnel, entreprise —, puis un lien d'activation reçu par e-mail pour choisir votre mot de passe, une clé de test que vous créez vous-même depuis le portail, et un premier paiement de test avec la carte de test. La sandbox est gratuite, sans limite de durée, sans validation à attendre ; la vérification de votre entreprise (KYB) ne conditionne que le passage en production.
Les quatre briques d'un paiement e-commerce
Quelle que soit la plateforme de votre boutique, un paiement en ligne se décompose en quatre briques. Les connaître avant de choisir une passerelle évite les mauvaises surprises : chaque brique répond à une question précise, et le tableau dit qui fait quoi.
| Brique | Ce que fait votre boutique | Ce que fait ChariPay |
|---|---|---|
| Session de paiement | Crée une session par commande, côté serveur, avec le montant en dirhams et sa référence | Renvoie une URL de checkout à usage unique, qui expire d'elle-même |
| Checkout hébergé 3-D Secure | Redirige le client vers cette URL, puis l'accueille au retour | Affiche la page à vos couleurs et encaisse la carte avec 3-D Secure ; les espèces, elles, passent par un lien de paiement à usage unique |
| Webhook signé | Vérifie la signature, déduplique, marque la commande payée | Notifie chaque paiement réussi, signe et horodate, rejoue si votre serveur ne répond pas |
| Remboursement | Demande le remboursement total ou partiel, depuis le portail ou par l'API | Débite votre solde, trace l'opération liée au paiement d'origine, confirme par webhook |
Session de paiement
Une commande devient une session : un appel POST /v1/payment-sessions avec le montant, votre référence de commande et les coordonnées de l'acheteur. La réponse contient l'URL de la page de paiement. La session est à usage unique et expire par défaut 72 heures après sa création ; vous pouvez raccourcir ce délai, ce qui est utile pour une réservation ou un stock limité. Les URL de retour sont optionnelles : sans elles, celles configurées pour votre compte s'appliquent. Le module Sessions de paiement de la documentation détaille chaque champ.
Checkout hébergé 3-D Secure
La page de paiement est opérée par ChariPay : votre site n'affiche jamais de formulaire de carte et ne manipule aucune donnée de carte. Le client y paie par carte, avec l'authentification 3-D Secure demandée par sa banque. Une session créée par l'API n'encaisse que la carte : pour proposer les espèces en agence à la commande, créez un lien de paiement à usage unique par POST /v1/payment-links — sa page laisse le client choisir entre la carte et les espèces, et le même webhook payment.succeeded confirme le paiement. La page reprend votre nom, votre logo et vos couleurs. Une règle à respecter : ouvrez-la dans l'onglet principal, jamais dans une iframe cachée — l'authentification bancaire ne fonctionne pas correctement autrement.
Webhook signé
Le retour du client sur votre page de succès dit qu'il est revenu, pas que le paiement est acquis : un client qui ferme son onglet après avoir payé ne verra jamais votre page de confirmation, alors que l'argent est bien arrivé. C'est le webhook qui fait foi. Chaque notification est signée en HMAC-SHA256 et horodatée ; vous vérifiez la signature, vous dédupliquez sur l'identifiant d'événement, vous répondez 2xx. Si votre serveur ne répond pas, la plateforme rejoue — 1 minute, 5 minutes, 30 minutes, 1 heure, puis toutes les 6 heures, jusqu'à 16 tentatives sur environ 72 heures — et le journal des livraisons du portail permet un rejeu en un clic.
Remboursement
Une commande annulée, un article retourné, un geste commercial : le remboursement se fait depuis le portail ou par POST /v1/refunds, en totalité ou pour un montant partiel, avec un motif et votre propre référence. Cette référence sert de clé d'idempotence : rejouer l'appel ne rembourse pas deux fois. Rembourser un client est gratuit. Le module Remboursements donne les champs et les codes de réponse.
Brancher votre boutique
Disons-le avant les détails : il n'existe pas de plugin ChariPay à installer dans Shopify ni dans WooCommerce, et nous n'en promettons pas. Les boutiques encaissent par deux mécanismes qui ne dépendent d'aucune extension : le lien de paiement, sans code, et le checkout par l'API, pour automatiser. Ils fonctionnent pareil quelle que soit la plateforme ; seule change la façon de rattacher le paiement à la commande.
Shopify : lien de paiement puis checkout par l'API, sans plugin
Premier niveau, sans développeur : la commande arrive — ou le client vous écrit sur WhatsApp ou Instagram —, vous créez depuis le portail un lien de paiement à usage unique au montant exact, carte ou espèces au choix du client, et vous l'envoyez. Le client paie sur la page hébergée ; le paiement réussi crédite votre compte de paiement à l'instant ; vous marquez la commande payée dans Shopify. Pour une boutique qui traite un nombre limité de commandes par jour, c'est souvent suffisant.
Deuxième niveau, quand le volume grossit : votre développeur crée une session de paiement à chaque commande et redirige le client vers le checkout hébergé ; le webhook signé marque la commande payée sans intervention humaine. La session encaisse la carte ; pour le client qui préfère les espèces, le même développeur crée un lien de paiement à usage unique pour la commande, confirmé par le même webhook. Le guide encaisser sur Shopify au Maroc déroule les deux niveaux étape par étape.
WooCommerce : même mécanique, sans plugin
WordPress vous notifie chaque commande ; vous répondez par un lien de paiement, ou votre développeur branche une session de paiement à la validation du panier et un endpoint de webhook qui passe la commande en « terminée ». Rien à installer dans WordPress, rien à maintenir à chaque mise à jour. Le parcours complet, de la commande « en attente » au colis expédié payé, est dans Encaisser sur WooCommerce au Maroc.
Site sur mesure : sessions, webhooks, remboursements
Pour un site développé pour vous, l'intégration tient en trois appels : créer la session côté serveur, rediriger, confirmer sur webhook. Voici la création d'une session de 249 MAD en sandbox, avec une clé de test ; la clé voyage dans l'en-tête X-CHARI-PAY-API-KEY, jamais dans du code exécuté chez le client.
curl -X POST 'https://api-psp.charipay.ma/v1/payment-sessions' \
-H 'X-CHARI-PAY-API-KEY: chari_sk_test_...' \
-H 'Content-Type: application/json' \
-H 'Idempotency-Key: commande-2026-0001-session' \
-d '{
"amount": 249.00,
"orderId": "ORD-2026-0001",
"externalId": "commande-2026-0001",
"config": {
"customer": {
"email": "amine.bennani@example.com",
"firstName": "Amine",
"lastName": "Bennani",
"phone": "+212600000000"
},
"urls": {
"accept": "https://votre-boutique.ma/paiement/succes",
"decline": "https://votre-boutique.ma/paiement/echec",
"notification": "https://votre-boutique.ma/webhooks/charipay"
}
},
"metadata": { "cartId": "c_987", "source": "web" }
}'La réponse, en 201, porte le sessionId, le checkoutUrl vers lequel rediriger l'acheteur et l'expiresAt. Rejouer le même externalId renvoie la session existante en 200 au lieu d'en créer une seconde : un double clic ou un timeout ne coûtent jamais un double encaissement. Le montant est en dirhams, en unités majeures, sans champ devise. La même base d'URL sert en sandbox et en production ; c'est la clé — chari_sk_test_… ou chari_sk_live_… — qui choisit l'environnement. La page Paiement en ligne présente le checkout hébergé, ses URL de retour et la vitrine hébergée.
Boutique hébergée ChariPay : vendre sans site
Vous n'avez pas encore de site, ou votre catalogue tient en quelques références ? Publiez vos produits sur la vitrine hébergée : vos clients commandent, paient par carte ou en espèces, et vous suivez chaque commande depuis le portail — en attente de paiement, payée, expédiée, livrée. Créez votre compte de test : il s'ouvre en ligne, dès l'inscription, et permet de tester tout cela sans engagement.
Lien de paiement ou checkout : lequel pour quelle boutique
Les deux outils reposent sur la même page hébergée, le même webhook et le même relevé. Ils n'encaissent pas tout à fait les mêmes méthodes — la session créée par l'API encaisse la carte, le lien à usage unique la carte et les espèces en agence — et ils ne répondent pas au même volume ni au même degré d'automatisation.
| Votre situation | Prenez | Pourquoi |
|---|---|---|
| Quelques commandes par jour, vente par WhatsApp ou Instagram | Le lien de paiement | Créé depuis le portail, envoyé par message, QR code ou e-mail ; aucun code |
| Boutique Shopify ou WooCommerce au démarrage | Le lien de paiement | Le paiement se rattache à la commande à la main, le temps de valider le modèle |
| Panier, stock et préparation automatisés | Le checkout par session | Une session par commande, résultat par webhook, aucune intervention humaine |
| Réservation, billetterie, place à bloquer | Le checkout par session | La session expire à l'heure que vous fixez ; au-delà, plus aucun paiement n'aboutit et la place peut être remise en vente |
| Acompte ou devis accepté à distance | Le lien de paiement | Montant que vous fixez, usage unique, expiration choisie |
| Commande à régler en espèces en agence | Le lien de paiement à usage unique | Un lien par commande, créé depuis le portail ou par l'API ; le client reçoit sa référence, le même webhook confirme le dépôt |
| Encaissement au comptoir ou en vitrine | Le lien de paiement en affiche | QR code imprimé, paiement par carte, notification à l'encaissement |
Il n'y a pas d'ordre imposé : beaucoup de boutiques commencent par le lien et passent au checkout quand le volume le justifie. Le guide Lien de paiement ou checkout : lequel choisir détaille les critères, y compris le piège de la redirection.
Abonnements et paniers récurrents
Box mensuelle, réassort de consommables, accès à un service : si votre boutique encaisse à échéance régulière, l'abonnement remplace la relance manuelle. Le client donne un consentement explicite à la conservation de sa carte au premier paiement ; il reçoit un avis avant chaque prélèvement, de 0 à 30 jours avant l'échéance, 3 jours par défaut ; et un échec temporaire est relancé automatiquement — à l'échéance, puis à J+1, J+3 et J+7. Tant qu'une échéance reste impayée, aucune nouvelle période n'est facturée : votre client n'accumule pas de dette silencieuse.
Chaque étape vous parvient par webhook : paiement d'échéance réussi, échec, résiliation. Les abonnements se créent depuis le portail ou par l'API, et la sandbox dispose d'un endpoint qui force la prochaine échéance pour tester un cycle complet sans attendre un mois. La page Abonnements décrit le cycle de vie, les statuts et le calcul des échéances en heure locale.
Remboursements, litiges et rapprochement
Rembourser est une opération du quotidien en e-commerce, et elle doit coûter zéro et laisser une trace. Chez ChariPay, un remboursement — total ou partiel — se déduit du solde disponible de votre compte de paiement ; si le solde ne couvre pas, l'opération est bloquée plutôt que de créer un découvert silencieux. Il est tracé comme une opération liée au paiement d'origine, et l'événement refund.succeeded vous parvient par webhook quand il est réglé — un remboursement n'est pas instantané côté banque. Et rembourser un client est gratuit.
Sur les contestations, la meilleure défense est en amont : les paiements par carte passent par 3-D Secure, où le porteur confirme auprès de sa banque, ce qui protège le commerçant contre l'essentiel des impayés et des contestations. Pour chaque paiement échoué, le portail et l'API journalisent le motif, et la frise chronologique de chaque opération montre ce qui s'est passé, étape par étape.
Reste le rapprochement, celui que le paiement à la livraison rendait impossible. Chaque mouvement — paiement carte, dépôt en espèces, remboursement, versement — porte sa référence dans le portail et dans l'export CSV, disponible depuis le portail ou par l'API ; le montant payé, les frais et le net sont distingués. Les horodatages sont en UTC alors que le Maroc est en UTC+1 : votre outil doit convertir. Le guide Rapprocher ses encaissements avec sa comptabilité traite les trois écarts classiques — frais, versements, remboursements.
Combien ça coûte
Nous ne publions que nos propres chiffres, et nous n'en inventons pas d'autres. La sandbox est gratuite, sans limite de durée et sans engagement. La mise en service coûte 6 000 MAD TTC, réglés une seule fois au passage en production — rien avant. La commission par transaction réussie, en pourcentage, et la caution sont définies après étude de votre dossier, selon vos produits, vos méthodes de paiement et vos volumes ; la proposition arrive chiffrée avant tout engagement. Rembourser un client est gratuit. La page Tarification liste aussi ce qui est inclus sans supplément : le compte de paiement avec RIB, le portail, les espèces en agence, les utilisateurs et rôles, les webhooks.
Le poste que les boutiques sous-estiment est la trésorerie. Chaque paiement réussi — carte ou espèces — est disponible à l'instant sur votre compte de paiement, un vrai compte de paiement tenu par Chari Money, avec un RIB au nom de votre entreprise : pas de J+1, pas d'encours qui dort. Vous payez un fournisseur le matin avec les encaissements de la nuit, par virement depuis le compte ; le versement vers votre banque suit à votre rythme, automatique chaque nuit dès qu'un compte de règlement est configuré, ou à la demande. La page Compte de paiement au Maroc décrit ce que vous pouvez faire depuis ce compte.
Sécurité et conformité
Trois faits suffisent à qualifier une passerelle pour une boutique en ligne. ChariPay est opérée par Chari Money, établissement de paiement agréé par Bank Al-Maghrib : votre argent est tenu sur un compte de paiement réglementé, pas dans une cagnotte interne chez un prestataire technique. La plateforme est certifiée PCI DSS niveau 1, certification renouvelée chaque année, et les paiements par carte s'appuient sur 3-D Secure. Les données personnelles sont traitées dans le cadre de la loi 09-08.
Pour votre site, la conséquence pratique tient en une phrase : aucune donnée de carte sur vos serveurs. Le formulaire de carte est hébergé par ChariPay, les numéros de carte ne sont jamais écrits en base de données, et votre périmètre de conformité reste celui d'un marchand qui ne voit jamais de numéro de carte. Côté compte, chaque utilisateur a un rôle — propriétaire, gestionnaire, caissier, comptable —, les actions sensibles exigent une ré-authentification, et les virements depuis le portail peuvent être protégés par un code à usage unique. La page Sécurité détaille chacun de ces points.
Checklist de lancement
- 1Créez votre compte sandbox en ligne — nom, e-mail professionnel, entreprise — et activez-le par e-mail : le mode test s'ouvre immédiatement, sans validation à attendre.
- 2Créez vous-même votre clé de test depuis le portail et faites un premier appel ; la collection Postman déroule les huit étapes dans l'ordre.
- 3Testez un paiement par carte avec la carte de test
4918 9141 0719 5005, CVV123, code 3-D Secure555; testez aussi un parcours qui n'aboutit pas. - 4Testez un paiement en espèces : créez un lien avec la méthode espèces, ouvrez la page, vérifiez que votre tunnel accepte l'état « en attente de dépôt ».
- 5Déclarez votre endpoint de webhook en HTTPS, vérifiez la signature sur le corps brut, dédupliquez, envoyez un événement de test et lisez le journal des livraisons.
- 6Testez un remboursement partiel, depuis le portail ou par l'API, et vérifiez que
refund.succeededarrive bien chez vous. - 7Lancez la vérification KYB depuis le portail — documents d'identité et registre de commerce — pendant que l'intégration avance : elle ne conditionne que la production.
- 8Vérifiez vos mentions légales et vos conditions de vente : prix en dirhams TTC, délais de livraison, politique de retour et de remboursement, coordonnées de l'entreprise.
- 9Recevez la proposition chiffrée, réglez la mise en service, puis lancez la vérification depuis le portail : votre clé de production est créée automatiquement. Tant que l'accès n'est pas activé, l'API répond
403 PRODUCTION_ACCESS_NOT_ENABLEDen production. - 10Le jour J, changez la clé et le secret de webhook — rien d'autre —, gardez la sandbox comme environnement de recette, et rapprochez votre premier export CSV avec votre comptabilité.
Le passage en production est accompagné par l'équipe d'intégration ; notre guide sur le paiement en ligne au Maroc reprend l'ensemble des démarches, de la sandbox à la production.
Questions fréquentes
Faut-il garder le paiement à la livraison ?
Vous pouvez le garder comme option, mais il n'a plus besoin d'être le défaut. Les espèces en agence à la commande gardent le client qui paie en liquide tout en retirant le livreur de l'encaissement : la commande part déjà payée, tracée, rapprochée. Commencez par proposer la carte et les espèces en agence dès la commande, par un lien de paiement à usage unique, mesurez vos refus de colis, puis décidez de ce qu'il reste à la livraison.
Mes clients peuvent-ils payer sans carte ?
Oui. Sur la page d'un lien de paiement à usage unique, le client choisit les espèces, reçoit une référence et dépose le montant dans une agence du réseau Chari. Vous êtes notifié dès que le réseau confirme le dépôt, par le même webhook qu'un paiement par carte, et l'argent est disponible à l'instant sur votre compte de paiement. ChariPay est la seule passerelle de paiement au Maroc à encaisser aussi les espèces en agence.
Les cartes étrangères sont-elles acceptées ?
Les cartes acceptées par défaut sont Visa, Mastercard et Maroc Pay, avec 3-D Secure ; d'autres moyens peuvent être activés sur demande auprès de l'équipe, selon votre activité. Tous les montants sont en dirhams, sans conversion de votre côté : la page de paiement affiche le montant en dirhams marocains. Posez-nous la question avec votre cas précis avant de lancer une offre tournée vers l'étranger.
Peut-on utiliser PayPal pour une boutique marocaine ?
La question revient dans toutes les langues, et la réponse dépend de ce que vous voulez en faire : encaisser des clients marocains en dirhams, sur un compte au Maroc, n'est pas ce pour quoi un service étranger est conçu, et recevoir, conserver puis rapatrier des fonds depuis l'étranger soulève des questions de réglementation des changes, à valider avec votre conseil. Notre article PayPal au Maroc fait le point sur la disponibilité, les usages possibles et leurs limites.
Et Stripe ?
Non : le Maroc ne figure pas dans la liste officielle des pays où Stripe est disponible, publiée sur stripe.com/global et relue le 2 octobre 2026, et une entreprise établie au Maroc ne peut donc pas y ouvrir de compte. Les contournements par société étrangère déplacent le problème — fonds hors du Maroc, change, TVA, risque de clôture. Notre guide Stripe au Maroc explique pourquoi et comment encaisser en dirhams avec un vocabulaire d'API familier.
Comment rembourser un client ?
Depuis le portail, ou par POST /v1/refunds en citant le paiement d'origine, un motif et votre propre référence de remboursement — en totalité par défaut, ou pour un montant partiel. Le remboursement est débité de votre solde disponible, tracé comme une opération liée au paiement, et confirmé par le webhook refund.succeeded. Rejouer la même référence ne rembourse pas deux fois. Rembourser un client est gratuit.
Faut-il un registre de commerce ?
Pour tester, non : le mode test s'ouvre dès l'inscription, sans aucune validation. Pour encaisser de vrais paiements, votre entreprise passe une vérification KYB — documents d'identité et registre de commerce, avec double validation humaine — qui se fait depuis le portail, en parallèle de votre intégration, et ne conditionne que le passage en production. Votre conseil reste seul à pouvoir se prononcer sur votre forme juridique et vos obligations.
Quand l'argent est-il disponible ?
À l'instant du paiement réussi, par carte ou en espèces : le montant est crédité sur votre compte de paiement ChariPay et utilisable immédiatement, pour un virement, un paiement de facture ou un remboursement. Le versement vers votre compte bancaire est une opération distincte — automatique chaque nuit dès qu'un compte de règlement est configuré, ou par virement à la demande, avec devis des frais avant confirmation.
Dans quelle devise ?
Tout est en dirhams marocains : les montants de l'API sont en MAD, en unités majeures avec deux décimales, sans champ devise ; les soldes, les remboursements et les versements aussi. Il n'y a aucune conversion entre ce que votre client a payé et ce que votre comptabilité enregistre, ce qui simplifie la facture, la TVA et le rapprochement de fin de mois pour votre expert-comptable.
Existe-t-il un plugin Shopify ou WooCommerce ?
Non, il n'en existe pas, et nous n'en promettons pas. Les boutiques Shopify et WooCommerce encaissent par les liens de paiement, créés depuis le portail et envoyés au client, puis par le checkout hébergé par l'API quand le volume justifie d'automatiser : une session par commande, un webhook signé qui marque la commande payée. Les deux guides dédiés déroulent chaque étape, sans extension à installer ni à maintenir.
Prochaine étape
Commencer en mode test est gratuit, sans limite de durée et sans engagement. Faites ensuite payer une première commande avec la carte de test, puis créez pour une seconde commande un lien de paiement en espèces, pour voir sa référence et l'état « en attente de dépôt ». Quand le webhook du premier paiement est arrivé sur votre serveur, vous avez fait l'essentiel ; la page Tarification dit ce que coûte le passage en production, et rien d'autre.
Sources
- Stripe — Global availability — lu le 2026-10-02
Mis à jour le 2 octobre 2026